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Les curiosités mangas du mois #1 ! 10 nouveautés à découvrir

Les curiosités mangas du mois #1 ! 10 nouveautés à découvrir

Bryan est de retour pour proposer aux lecteurs de Geek Junior une petite sélection des mangas qu’il a lus le mois précédent.

Vous pouvez retrouver de nombreuses de ses critiques de mangas, BDs et comics sur son blog Nakamanga.

Hello geeks and geekettes, ça fait plaisir de vous retrouver. Je crois avoir trouvé une méthode pour vous donner plus régulièrement des nouvelles et d’une manière ordonnée. Je vais mettre en place un article manga mensuel, qui me permettra de vous relayer les principaux lancements de séries ayant eu lieu dans le courant du mois et que j’ai eu le temps de tester (évidement). Je vais essayer de faire pareil concernant les comics et BD, mais avant cette étape, j’aimerais essayer de vous proposer une introduction aux comics, comme j’avais déjà eu l’occasion de le faire pour les mangas. C’est moins mon terrain de prédilection, mais je pense commencer à avoir suffisamment de lectures derrière moi pour pouvoir vous conseiller un petit peu au moins.

Bref, revenons à nos moutons, voici les quelques découvertes que j’ai eu l’occasion de faire en avril (oui car du coup il y a un décalage vous l’aurez compris). Je vous précise juste qu’il n’y a pas d’ordre particulier, si ce n’est celui dans lequel j’ai fais ma lecture. C’est donc dans le désordre qualitativement. Par ailleurs, je ne vous mets que ce qui m’a semblé valoir le coup ; pas la peine de perdre du temps avec des titres qui n’en valent pas la peine ou alors dont vous n’êtes pas les cibles.

 

« Slam Dunk (réédition) de Takehiko INOUE, chez Kana.

Voilà Slam Dunk, un grand classique qui fait son retour en France dans une toute nouvelle édition. Le titre est assez évocateur, il s’agit d’une série sportive sur le basketball. Bien que datant de 1991, il n’a pas pris une ride et qu’on soit néophyte ou lecteur aguerri, impossible de passer à côté. Le titre nous propose de suivre le jeune Sakuragi qui pour plaire à une fille, décide d’entrer dans le club de basket de son bahut. Alors qu’il se découvre quelques prédispositions pour ce sport, il va surtout trouver d’autres sources de motivations que le pousseront à aller au-delà de ses limites.

INOUE, est désormais un mangaka accompli et (re)connu, avec des titres comme « Real » (un manga d’handibasket dispo chez Kana) ou « Vagabond » (retraçant librement la vie de Miyamoto MUSASHI, dispo chez Delcourt/Tonkam). Mais, il a bien fallut qu’il débute avec une série et c’est donc avec « Slam Dunk » qu’il connait le succès. Le titre mixe parfaitement sport, humour, émotions et fait la part belle aux valeurs véhiculées habituellement par le genre (amitié, dépassement de soi, courage, volonté etc..). Impossible de ne pas s’attacher à l’un ou l’autre personnage ; tous sont vraiment bien caractérisés et si ce n’est pas encore flagrant dans les premiers tomes, laissez-moi vous dire que les matchs vous feront vibrer tout autant que des vrais.

Visuellement, INOUE n’est pas encore à son apogée, mais c’est déjà plus que raisonnable et la maîtrise sera de mieux en mieux. L’éditeur français propose donc cette édition « star » qui ne compte que 20 tomes (au lieu de 31), une édition très récente puisqu’elle date de 2018 au Japon. Cette édition présente un nouveau découpage des tomes proposés par l’auteur lui-même et surtout de nouvelles couvertures du plus bel effet. Chaque tome sera proposé à 9, 90 € ! C’est un must-have, donc tu peux foncer sans hésiter.

 

« Hell’s Paradise » de Yuji KAKU, chez Kazé.

C’est LE gros lancement des éditions Kazé cette année, « Hell’s Paradise« , une série toujours en cours de parution au Japon (6 tomes) et dont le deuxième opus vient de paraître par chez nous. Le titre nous propose de suivre Gabimaru, un ninja-assassin qui patiente dans sa cellule la délivrance (mourir, oui). On lui propose alors un deal alléchant, pour revoir la seule personne qu’il aime et regagner sa liberté, il devrait participer à une excursion sur une mystérieuse île dont personne n’est revenu vivant (ou presque) à la recherche d’un élixir d’immortalité. Il n’en faut pas moins pour retrouver l’envie de vivre n’est-ce pas ?! 

« Hell’s Paradise » est un titre encore très récent (je n’ai même pas encore lu le deuxième opus d’ailleurs) et sur lequel il est compliqué de prendre position. Néanmoins, le premier tome introductif est de bon augure, c’est très rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde. Le lecteur s’accroche vite aux personnages et si l’aventure proposée reste encore mystérieuse et qu’on tâtonne, clairement il y a de quoi proposer un bon divertissement. Il faut dire que l’auteur fait le nécessaire pour mettre le lecteur à l’aise : personnages charismatiques, punchlines qui fusent et surtout des scènes d’actions vraiment très fluides et énergiques. Cela nous mène droit à la question des graphismes, qui sont je vous rassure à la hauteur du challenge. En effet, derrière un chara-design plutôt fin, KAKU fait bien transparaître les émotions et surtout, il possède un vrai don pour les scènes d’actions extrêmement vives et bien chorégraphiées.

Il est peut-être trop tôt pour parler de la trame de fond (assez discrète), mais pas pour dire que nous avons entre les mains un bon divertissement. Précision que le titre bien que tout public, possède son lot d’hémoglobine. Le tome est proposé à 7.29€ par l’éditeur. À noter que des versions collectors (plutôt fidèles à la couverture en VO) sont disponibles pour chaque tome (une sombre affaire), la première à la Fnac, la seconde à Cultura. Optez pour soutenir vos libraires, prenez la version « standard » chez eux et ça vous évitera de devoir vous balader entre ces gros revendeurs.

 

« Astra – Lost in space » de Kenta SHINOHARA, chez Nobi Nobi.

Nobi Nobi n’est pas l’éditeur le plus reconnu en France. Il faut dire qu’il vise généralement un lectorat assez jeune. Mais depuis son rattachement aux éditions Pika, force est de constater qu’on monte d’un cran et que Nobi Nobi s’ouvre à un public plus large.

Le premier titre qui nous intéresse (il y en aura un autre un peu plus bas) est « Astra – Lost in space« , un récit de science-fiction qui nous propose de suivre un groupe d’ados qui au cours d’une sortie scolaire dans l’espace (ouai,c’est pas le musée de la ville) se retrouvent mystérieusement projetés à des années-lumière de chez eux. Livrés à eux-même, ils devront retrouver le chemin de la Terre et survivre à ce voyage qui les attends.

Sachez tout d’abord que l’histoire est d’ores et déjà bouclée et qu’elle tiendra en cinq volumes (deux déjà dispo). Il s’agit d’une short-serie donc et chaque tome vous coûtera 7.20€. Un titre qui fait dans la simplicité, mais qui fait rimer ça avec efficacité. En effet, les personnages sont rapidement présentés, puis l’on entre directement dans le vif du sujet sans perdre une minute. SHINOHARA s’intéressant à un public plutôt jeune, on sent qu’il ne veut pas s’encombrer de détails inutiles, c’est pourquoi même quand des explications sont apportées, elles sont assez succinctes et s’en tiennent au strict minimum (même quand on parle technique).

Le titre est vraiment accessible, ça peut servir d’ailleurs de bonne base pour un néophyte, simple, efficace et court. On est sur quelque chose d’assez « feel good », une véritable aventure au fin fond de l’univers, avec des découvertes, de l’action, mais aussi un peu de réflexion avec de la survie dans une ambiance de groupe.

 

 

« Candy & Cigarettes » de Tomori INOUE, chez Casterman.

C’est aux éditions Casterman qu’est sortie discrètement, la série « Candy & Cigarettes«  de Tomori INOUE. On le sait, l’éditeur fait croître doucement, mais surement sa collection manga, avec des titres triés sur le volet et qui sortent souvent du lot.

Si INOUE (encore un) est déjà connu pour ses autres séries (en format anime), c’est son premier titre à débarquer dans nos librairies françaises (8.45€ le tome). « C&C » nous narre l’histoire peu commune d’un binôme atypique, celui d’un ancien flic retraité de 65 ans  et d’une tueuse à gage de 11 ans. Une rencontre hors du commun et qui va déboucher sur une série prenante nous faisant passer des bas-fonds du Japon aux plus grandes instances du pays ! Un titre déjà plus mature que les autres de cette sélection puisqu’il s’agit d’un seinen, titre plutôt orienté pour les adultes donc.

Le titre reste très accessible et il vaut surtout par son tandem principal qui est bien travaillé et qui détonne vraiment tout du long de la lecture. C’est vraiment le point fort du titre pour moi. INOUE fait un gros travail de caractérisation sur ses personnages et les dote d’un solide background qui les rend attachants quasi instantanément. Il faut dire que la différence d’âge entre les deux protagonistes, apporte autant de situations comiques que de réflexion. Par ailleurs, là ou certain mangaka traînent un peu sur le premier volume d’introduction, ici on avance plus rapidement et on nous dévoile assez vite un début d’intrigue de fond. On démarre avec des petites missions plutôt basiques, et on monte crescendo dans la difficulté tout en dévoilant progressivement un fil rouge pour faire tenir l’intrigue sur plusieurs tomes.

Sans être trop démonstratif, le titre en profite pour faire un petit constant de la société actuelle. Alors, chacun en pensera ce qu’il veut et fouillera avec plus ou moins d’attention, bien évidemment. Graphiquement, c’était une découverte du mangaka pour moi et j’ai été plutôt convaincu, il n’y a pas grand chose à redire c’est plus que correct sur l’ensemble.

 

« Blue Flag » de KAITO, chez Kurokawa.

Il ne s’agissait pas du titre qui me parlait le plus, mais la lecture a fait plus que le job. « Blue Flag«  est donc une agréable surprise. Publiée chez Kurokawa, la série, toujours en cours de parution au Japon avec six volumes, est proposée chez nous pour 7.65€ le tome. Alors qu’ils entament la dernière ligne droite de leur année de lycéen, trois élèves vont devoir faire des choix. Taichi un élève des plus banal se retrouve avec dans sa classe Toma, un ami d’enfance perdu un peu de vue et qui est la coqueluche du bahut, ainsi que Futaba, une fille plutôt maladroite et que Taichi ne peut pas vraiment encadré pour son côté empoté justement. Tout va basculer le jour ou Futaba confie à Taichi qu’elle est amoureuse de Toma et qu’il décide de l’aider à faire sa demande.

Je sais, ce n’est pas ouf comme pitch, pourtant, c’est très agréable à lire et à découvrir pour peu qu’on aime la tranche de vie évidement. Un titre qui possède une aura particulière, puisque à mon gout on reste sur une narration très basique et des événements qu’on peut avoir croisés maintes fois dans d’autres titres. Ce qui fait la différence, c’est le traitement de ces événements et des personnages aux comportement très justes.

Eh oui, là ou parfois un mangaka se contente d’attitudes et actions peu naturelles, KAITO choisi la justesse et le réalisme. On est prit dans la lecture de la première à la dernière page et une fois ce premier tome refermé, la seule envie est celle de lire la suite et de connaitre l’évolution des personnages et de leurs sentiments. Le titre parvient à surprendre le lecteur avec des rebondissements judicieux et j’ai cru comprendre que la suite le serait tout autant et permettra même d’aborder d’autres thématiques. Un titre qui mise donc sur son côté tranche de vie, des émotions sincères, des personnages attachants et qui nous propose une histoire qui sait assurément sortir des sentiers battus.

 

« Shine » de Kotoba INOYA, chez Nobi Nobi.

Le voici, le second titre des éditions Nobi Nobi que je souhaitais vous présenter, il s’agit de « Shine« , un shonen toujours en cours de parution avec 11 volumes pour l’instant au Japon. En France, le titre est disponible pour 6.95€ le tome et est classé comme un shojo par son éditeur (probablement à cause de sa thématique), mais il s’agit bien d’un shonen et la lecture le démontre très rapidement.

Alors, quel est le sujet ? Bon, la couverture façon magazine de mode donne quelques indices. Il s’agit d’un titre qui s’intéresse effectivement à la mode. Un manga qui nous fera suivre le parcours ô combien compliqué de Chiyuki, une fille plutôt petite, dont le rêve est de devenir mannequin et défiler en France, mais aussi celui de Ikuto, qui lui rêve de devenir un grand styliste de la mode. Deux personnages différents et qui pourtant pour évoluer dans la même sphère et accomplir leurs rêves vont devoir cravacher et redoubler de courage et d’inventivité pour y parvenir.

Les mangas sur la mode ne sont pas légions en France et c’est encore moins le cas dans un shonen, qui je vous le rappel est plutôt destiné à un lectorat masculin. Cela dit, why not ?! C’est même plutôt original et j’attendais avec impatience de pouvoir tester ce manga. J’ai sincèrement trouvé ce premier volume très réussi, une bonne introduction, avec une thématique qui détonne clairement dans le paysage et qui surtout plaira autant aux filles, qu’aux garçons. C’est un peu ce qui a probablement poussé l’éditeur à classer le titre en shojo (pour fille donc), sauf qu’en 2019, clairement le monde de la mode n’est plus quelque chose de réservé à la gente féminine et peut attirer tout le monde.

Les personnages sont rapidement présentés et mis en avant, de même que leur background, sans pour autant tout dévoiler directement d’eux. Par ailleurs, bien que devant respecter certaines contraintes liées au genre (parcours initiatique, perso avec certaines prédispositions…) j’ai trouvé que INOYA était parvenu de belle manière à maintenir un certain cap et ne pas tomber dans la facilité. J’irais même jusqu’à dire que l’intrigue et la narration sont plutôt basiques, sauf que de par la thématique centrale et par la façon d’aborder les choses, l’ensemble est vraiment attractif. Par ailleurs, on sent que le mangaka s’est vraiment impliqué dans le projet et s’est grandement documenté sur cet univers pour nous le faire partager avec le plus de justesse possible (oui, on apprend des choses en même temps).

 

« Ultramarine Magmell » de Di NIANMIAO, chez Ototo Manga.

Clairement l’un de mes coups de cœur depuis le début 2019, « Ultramarine Magmell«  débarque par la grande porte chez Ototo Manga. D’ailleurs dans le détail, il s’agit d’un manhua pour être plus précis puisque son auteur est chinois. La série compte à l’heure actuelle six volumes en cours de parution et nous avons donc la chance d’avoir le premier débarquer chez nos bons libraires (6.99€ le tome). Il y a 35 ans eu lieu un miracle, en plein milieu de l’océan Pacifique surgit un nouveau continent appelé Magmell. Une nouveauté qui attire les convoitises, mais aussi les nouvelles découvertes et c’est ainsi que plusieurs aventuriers prirent d’assaut Magmell. Bien que hautement dangereux et que peu d’entre eux reviennent vivants, l’attirance est trop forte et des nouvelles vagues d’aventuriers s’y précipitent. Pour faire face à ce problème, il existe des « glaneurs », ayant une parfaite connaissance du terrain, de sa faune et de sa flore. Ils sont là pour protéger et parfois sauver des vies et c’est l’un d’entre eux que nous allons suivre.

J’avais quelques appréhension avant la lecture, mais il n’aura pas fallut longtemps avant que je succombe et avoir un vrai coup de cœur pour ce titre. Il faut dire qu’on est rapidement mis dans le bain et que l’ensemble est étonnamment bien ficelé. Outre le tandem principal haut en couleurs, l’auteur ne perd pas de temps et sait varier les ambiances. On peut donc avoir des passages plutôt léger, humoristiques ou riches en émotions, mais aussi passer par des moments nettement plus sombres. C’est à mon sens le point fort du titre, l’équilibre que l’auteur parvient à instaurer très rapidement et surtout à maintenir.

Bien qu’introductif, les premiers chapitres qui composent ce volume apportent ce qu’il faut quand il faut et maintiennent l’intérêt du lecteur tout du long de la lecture. Par ailleurs, les possibilités sur ce genre de titre sont immenses, un nouveau continent entier à découvrir, avec sa faune et sa flore inédite et aussi ravissante que dangereuse. C’est encore un peu flou sur la direction qui sera prise, mais une chose est certaine, le mangaka voit grand pour son titre et la fin du volume l’annonce d’ores et déjà. L’auteur est grandement inspiré par l’illustre TOGASHI (« Hunter X Hunter », « Yuyu Hakusho » dispo chez Kana) et cela se ressent durant la lecture aussi bien sur la narration qu’au niveau graphique qui propose la même gamme de traits plutôt fins, très expressive et sans superflus.

 

 

« Raisekamika » de Hajime SEGAWA, chez Delcourt/Tonkam.

Alors que son autre série est en grande difficulté puisque édité chez Panini (qui est en reconstruction), SEGAWA nous revient en France avec une toute nouvelle série intitulée « Raisekamika » (fusion des deux noms des héros) aux éditions Delcourt/Tonkam, au prix de 7.99€ le tome. Au Japon le titre est toujours en cours de parution avec 4 opus à son compteur, reste à voir de quoi parle ce manga. Eh bien, pour faire simple, nous allons suivre le destin d’une fille et d’un garçon qui apprennent à leur plus grands étonnements être les réincarnations de divinités. Bien évidemment, de pouvoirs ils sont désormais dotés et devront apprendre à les maîtriser, en faire bon usage et surtout prendre garde à l’inépuisable roue du destin qui continue de tourner.

Hajime SEGAWA est un mangaka que j’affectionne particulièrement car il est capable de créer des histoires totalement improbables et cela à chaque nouveau manga qu’il propose. Par ailleurs, c’est un auteur qui bien que suivant les codes manga, n’hésite pas à piocher son inspiration ailleurs (notamment dans le cinéma) et c’est régulièrement qu’il nous propose en plus de varier les plaisirs avec souvent non pas un héros, mais une héroïne ou un tandem. C’est une fois de plus le cas, puisqu’on s’aperçoit bien vite que si Raise semble être le personnage principal, le mangaka n’hésite pas à rapidement mettre en avant Kamika et la mettre au même niveau.

On nous parle donc cette fois de karma, réincarnations et divinités, reste à voir à quelle sauce nos héros seront mangés. Effectivement, c’est un tome très introductif qui vise à bien ancrer les personnages et l’univers de la série. On avance donc assez peu dans l’histoire et il reste encore de grandes parts de mystères sur le titre. Une chose est certaine, on retrouve ce qui fait le charme de ses mangas à savoir, de l’humour, de l’amour, de l’action et de la réflexion, le tout avec des graphismes d’un bon niveau. On notera que l’auteur pousse un peu le curseur du fan-service, si ce n’est pas abusé, ça n’est pas vraiment nécessaire à l’histoire de voir Kamika dans des tenues plutôt affriolantes.

 

« Kakushigoto » de Kouji KUMETA, chez Vega.

Avant dernier titre que je vais vous présenter ce mois-ci, il s’agit de « Kakushigoto« , qui parait aux éditions Vega (qui font de très bons choix pour le moment). Un manga, toujours en cours au Japon avec 8 volumes et qui chez nous démarre au prix de 8€, le tome.

KUMETA n’est pas un auteur en grande réussite en France (voir « Sayonara Mr.Désespoir » chez Pika qui est en quasi état végétatif). Il faut dire que son style graphique est plutôt atypique, mais qu’il rend vraiment très bien sur le genre que propose l’auteur à savoir la tranche de vie comique. « Kakushigoto » nous propose de suivre la vie tumultueuse d’un mangaka, père de famille qui mène une double vie. En effet, bien décidé à cacher à sa fille qu’il est auteur de manga, ce dernier va tout faire pour qu’elle ne découvre le pot aux roses.

J’ai trouvé cette série géniale, tout simplement. Il faut prendre en compte ce qu’on a entre les mains, à savoir un manga comique, avec de la tranche de vie, ni plus, ni moins. Partant de là, l’auteur fait clairement le boulot en s’inspirant de sa propre vie (dans une certaine mesure) et nous fait voir l’envers du décors, mais d’une façon différente de « Bakuman » (chez Kana) qui s’orientait beaucoup sur le technique. Ici, c’est la vie du mangaka même qui nous intéresse et notamment la façon dont est perçu le métier par la société japonaise.

L’ensemble est d’ailleurs agrémenté de notes de l’auteur qui n’hésite pas à donner son ressenti ou des explications entre chaque chapitre. Le tandem père/fille fonctionne très bien, l’innocence de l’une et la bienveillance de l’autre, des personnages qui pourtant sans en faire des caisses paraissent rapidement attachants. Un titre qui permet de vraiment être dans la détente, on prend du plaisir lors de la lecture, on rit. N’est-ce pas l’essentiel ? Par ailleurs, le titre possède une très bonne traduction par Ryoko AKAYAMA dont on ne peut que saluer le travail.

 

« Jardin Secret » de AMMITSU, chez Kana.

On termine avec de la douceur et une touche féminine, voici « Jardin Secret » de AMMITSU, un shojo qui vient fleurir aux éditions Kana. Un titre toujours en cours de parution au Japon avec 5 volumes et qui débarque chez nous pour 6.85€. J’ai hésité à vous parler de ce titre, car personnellement, je n’ai pas spécialement accroché lors de la lecture. Cela étant, je ne suis pas la cible première du manga et surtout, je suis plutôt difficile à convaincre quand il s’agit de shojo manga. Le titre nous permet de suivre la jeune Ran, élève studieuse et le très solaire et populaire Akira. C’est sans le vouloir que le jeune fille va découvrir le secret inavouable du jeune homme, il est fils de fleuriste et aime travailler dans la boutique de ses parents ! Une passion qu’il n’ose pas mettre en avant pour ne pas subir de moquerie, mais qui pourrait bien rapprocher les deux personnages autour de cette passion commune….

Mouep, c’est du shojo quoi, et c’est principalement ce qui m’a un peu bloqué. Je n’ai pas su dénicher l’originalité du titre, qui pourtant me semblait aborder des thèmes intéressants et proposer quelque chose d’originale justement. Peut-être que le traitement de l’ensemble est trop naïf pour moi ?! Je pose la question, mais j’en suis même certain. Du coup, je pense que pour un lectorat plus jeune et qui est visé par ce genre de titre, il y a matière à avoir pourquoi pas un coup de cœur. Les personnages sont plaisants à suivre, l’intégration autour de la passion des fleurs est bien effectuée et il peut y avoir des développements intéressants par la suite. Par ailleurs, on peut suivre une histoire d’amour naissante, il y aura forcément des embûches, mais c’est ce qui fait le sel du genre.

Voilà, c’est tout pour cette fois, on prend rendez-vous le mois prochain, avec d’autres nouveautés à vous présenter !!! Prenez soin de vous d’ici là !!

A propos de l'auteur

Bryan

Fraîchement trentenaire, dévoreur de mangas, comics, romans. Visionneur en masse de séries TV et film. Un vrai geek, on peut le dire.

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